Le Bain

 

Julie Maquet, Le Bain, 2017

Le Bain, 2017, baignoire, billes d’argile, dimensions variables, Co-production ESBA TALM.

Julie Maquet, Le Bain, 2017

 

Julie Maquet, Le Bain, 2017

 

Julie Maquet, Le Bain, 2017

 

Julie Maquet, Le Bain, 2017

Œuvre présentée du 28 février au 30 mars 2017 au Théâtre le Quai, proposée dans le cadre des Stages de dessins avec modèle vivant proposés par l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts TALM-Angers à l’occasion de La Fabrique#11, Être nu quelque part: vrai et fausse pudeur du Quai – Centre Dramatique National – Angers – Pays de La Loire.

http://www.lequai-angers.eu/saison/fabrique-11

https://www.facebook.com/events/377081675997617/

Cette installation est une de mes interprétations du corps humain, plusieurs sens de lecture sont possibles. J’invite et propose à chacun d’en faire sa propre lecture. En voici la mienne: avec la baignoire, il s’agit de suggérer le corps plutôt que de le montrer. Cet objet commun est une réserve, un réceptacle de l’intime, dans lequel nous sommes généralement nu(e)s, sans atours et sans artifices. J’ai choisi une vieille baignoire pour sa mémoire, elle conserve et porte les traces des corps passés auxquels elle a survécu. Ici, l’image du corps type et ses codes sont ensevelis sous de petites billes de terres industrialisées, simulacres de la nature, dans lesquelles persistent, non sans contradiction et ambiguïté, quelque chose de rustique et de primitif. Ici, le corps disparaît sous une terre simulée, il n’est plus fait d’un bloc, devient inerte, multiple, et s’éparpille sans se limiter aux frontières de la peau. Ici, le corps humain est décentré de notre imaginaire collectif et n’a plus de critères. L’installation apparaît donc comme une forme de vanité qui rappelle qu’avant tout, un corps c’est quelque chose qui ne dure pas.

 

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